Meteo Meteo / Art

Meteo Meteo

La météo est une science vieille comme le monde qui ne cesse de se tromper et de nous tromper… Cet adage, lui aussi vieux comme le monde, résume bien l’artiste iconoclaste Meteo Meteo décrit dans cet article. Lui même qui pourra paraître déconcertant à ceux dont l’art n’existerait que dans leurs carnets de chèques ou leurs vieilles conceptions d’arrière-garde tel que ce concept vieillot venu de l’artiste devant gagner sa vie avec ses œuvres, belles ou pas, réussies ou ratées, éphémères ou éternelles.
L’art, issu de cultures aussi différentes que celles des amérindiens ou de l’américain capitaliste, l’art avec un grand ou un petit A.

Meteo Meteo, lui, est un artiste pseudo-anonyme qui change d’humeur mais jamais de présence. Un homme avant tout, ignorant les “Si” et les “Peut-être”, un anticonformiste des clichés, des engouements ou de l’activité pour l’activité… Il se fout des jugements et des prévisions, de l’école ou de la psychologie. Il s’indiffère d’être inconnu ou reconnu.

Meteo Meteo préfère suivre la ligne de l’horizon plutôt que le fil étroit et mesquin à son sens, des cotes artistiques.

L’artiste, vous l’aurez peut-être deviné, change de nom comme de saison. Son intention étant de faire partie du décor de chacun et de ne jamais s’enfermer dans une accessibilité facile ou une mode, ou un prestige éphémère. Il considère les personnalités, les individus, l’unique, mais jamais les limites de la communication.

Pour lui, le petit, le grand, le milieu, le tout ou le rien, ne feront toujours qu’un, et ne forment à eux seuls qu’un ” monde entier “.

Son travail ?

Le travail de Meteo Meteo réside essentiellement dans le concept du “Quitte ou double”.
Le souvenir que laissera une journée de mariage sera-t-il le même sous la pluie que sous la chaleur ? Une journée de boulot est-elle une aussi bonne journée qu’une journée de loisirs ? En fait, ses réflexions ne dépendent pas de l’œuvre mais bien de ce qu’elle inspire en celui qui la regarde et du souvenir que le spectateur dépose ou déposera sur cette création.

Pour Meteo Meteo, qu’est-ce que l’art ?

“L’illusion ! L’illusion criante de vérité ! Ou les désillusions exprimées du ton jovial, de l’ironie ou du dramatisme… L’art n’est jamais parfaitement juste mais raconte toujours quelque chose, même lorsqu’il paraît n’y avoir rien. C’est la seule chose qui, même vide, même fade, existe et oblige l’arrêt du regard, pour finir quelquefois par un désintérêt, mais qu’importe. Il est là, le regard : Regardé, comme un instant, plus vivant que les gens. Les choses prennent forme toujours ainsi lorsqu’on admet l’existence de tout et de rien ; et le pouvoir de donner une importance ou non, pour soi, pour quelqu’un d’autre…

On peut délibérément ne pas voir mais dès qu’on regarde, c’est trop tard ! Je ne pense pas qu’on puisse réellement ignorer ce qui existe.

Toujours on est touché par le trait d’un autre à cause d’un mensonge à nous-même, de l’indifférence à un propre bout de notre nous, du NOUS ensemble dans le tout ou le rien…
Entendre parler l’autre sans ne rien pouvoir en déduire, si on se base sur l’objectivité, est uniquement du feeling dont l’histoire ne détruira jamais ni l’un ni l’autre.”

Ses confidences ?

“Je ne veux pas me prendre la tête dans des concepts nébuleux, juste saisir des cœurs en espérant en croiser et partager un instant avec des plus purs que le mien.”

“Chaque personne qui achète une de mes peintures est une personne qui me rend plus humble et plus pur. Là réside mon intérêt égocentrique, mon égoïsme absolu.”

“La beauté ne dépend que du regard qu’on lui porte. La beauté comme on l’entend n’a aucune importance parce qu’elle reste à double tranchant, incontestable, totalement subjective ; et pourtant, certains ont chaud, d’autres non… Pour le monde entier c’est pareil, mais pas en même temps, pas avec la même sensation. Les apparences sont trompeuses et passantes.”

“Il n’y a qu’un pas, parfois gigantesque, entre les visions que produisent les phrases : “Il fait beau sur le monde”, “ll fait beau dans le monde”, “ Le monde est beau.””

“Un orage violent peut être magnifique et un ciel bleu, fade et déprimant. Un nuage noir symbolise à la fois une nuit torride, un premier baiser, la perte d’un proche, ou la perte d’un gain… Nous retrouvons le regard, l’écoute, la sensation fugitive de l’instant…”

Le temps…

“C’est tout simplement le temps à l’abstrait et au figuré : Le temps qu’il fait, le temps qui passe, le temps qu’on partage. En une fraction d’image vouloir exprimer ce temps qui passe, ce temps derrière nous, ce temps offert, ce temps qu’il fait, ou le temps pour tout, ou le manque de temps.”

“Comme le verre qui ne se décide jamais être à moitié vide ou à moitié plein, l’électricité, la chaleur du coton, la douceur d’un matin glacial…”

“Vous l’aurez compris, c’est une chose simple et courte, et nous sommes incapables de le dire autrement sans y passer des heures ou notre vie entière. On se répète sans lasser, sans nous lasser car c’est le propre de l’être humain qui se veut pudique et discret mais qui ne peut pas se taire.”

“Il y a des débuts, des arrêts, mais c’est sans fin : Une continuité, une conception bien au-delà de la créativité, le partage de celui qui montre et de celui qui regarde, ce que les deux voient et partagent sans bruit.”

“Je ne crois pas qu’on sache s’exprimer en paroles sans un brin de manipulation. Bien sûr, je possède en moi le vice de celui qui aime la conversation, celle qui rassure le cœur, l’intellect ou le vide, et toujours l’ego. Je me déteste quand je parle ou j’écris ainsi ; et je respecte les autres en parlant le moins possible. Pourtant, je ne me tais jamais…
Pour moi, l’art est dans cette définition : Une manière d’imposer l’existence de l’art sans s’imposer.”

www.meteo-meteo.com

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